Historique

1- Présentation


Le Kwaloklaï est un art martial d’origine ivoirienne. C’est une discipline polytechnique. Elle emprunte toutes les voies martiales à la recherche de l’efficience. Ainsi, le pratiquant de Kwaloklaï appelé Kwaloïste se distingue par sa maîtrise de l’équilibre, de la précision, de la rapidité, de la flexibilité et du réflexe. Le Kwaloklaï (littéralement l’école de paix et d’amour créée par K) est un sport qui s’adresse à toutes les catégories de personnes : enfant, jeune, adulte et vieux. C’est un art martial qui confère une force d’épanouissement à ses pratiquants et qui cultive en eux un esprit d’ouverture. Si les compétitions et démonstrations sportives sont les premiers vecteurs médiatiques des sports martiaux, le kwaloklaï offre un code moral strict et une dynamique d’évolution propre à chacun. Par sa richesse, sa diversité technique et ethnique, le Kwaloklaï donne la possibilité à chacun de s’y adonner suivant ses propres motivations; que ce soit pour la self défense, la sécurité, la santé, les compétitions, les vertus morales ou tout simplement pour la pratique d’un art martial africain ou d’un art complet. Il faut ajouter à ses qualités une activité gymnique variée qui développe souplesse, force, équilibre, harmonie et coordonne les mouvements de musculature. Le kwaloklaï donne en outre, l’assurance et permet à chacun de se découvrir pour bien apprécier l’autre.

2-Définition de « kwaloklaï »


klaï = école ; walo = amour et paix ; k = initial du nom du fondateur (K=Kouadjo). Le kwaloklaï, littéralement se définit comme l’école de la paix et culture d’amour créée par K (ou Kouadjo).

Maître KOUADJO, fondateur de kwaloklaï

3-Création et naissance :


Le kwaloklaï a vu le jour sur le territoire ivoirien. La création du Kwaloklaï date du 27 février 2010.

4-Fondateurs


Le kwaloklaï est initié par Maître Kouadjo Djilé Lazare, épaulé dans ses tâches par Maître Yao Kouamé Félicien et Maître Yao N’dri Marcellin. Ce sont des ex-universitaires qui ont associé études et sports martiaux tels que le shotokan, le wado ryu, le taekwondo, la boxe, etc.

Maître KOUADJO avec ses deux collaborateurs: à gauche Maître YAO N’dri Marcelin; à droite Maître YAO Kouamé Félicien

5-Organes Techniques

La Commission Supérieure (CS):
Elle est composée des membres fondateurs ;
Grand Maître (Essy) Kouadjo Djilé Lazare, président de la commission supérieure ;
Grand Maître (Essy) Yao Kouamé Félicien, administrateur de la commission supérieure ;
Grand Maître (Essy) Yao N’dri Marcellin, directeur technique supérieur.
Elle définit les grandes orientations de la discipline à travers le monde.

Le Collège des Ceintures Noires(CCN)
La réunion ou l’assemblée générale mondiale des ceintures noires, en dehors d’un membre fondateur, est présidée par Gouré bi Gouréfouan Vincent, Grand Maitre et président de la première fédération de Kwaloklaï (FIK).

Le Bureau Exécutif National (BEN):
Toutes les nations, membres de kwaloklaï, ont leur Bureau Exécutif National (BEN). C’est une organisation interne à chaque pays.

Maître Gouré

6-Objectifs :

Le kwaloklaï veut participer à la formation et au bien-être de l’Homme.


7-Vision

Le kwaloklaï veut être une discipline de référence dans les domaines de la formation, de l’éducation et du bien-être de l’Homme.

8-Code moral

Pour atteindre les objectifs arrimés sur sa vision, le kwaloklaï s’est fixé un code moral qui regorge des valeurs et des vertus. Le karaté est le seul sport qui bénéficie du mot ‘’discipline ‘’ compte tenu de sa philosophie et de ces préceptes qui accompagnent sa pratique tant sur le fond que la forme c’est -à-dire le mental et le physique. Est appelé code moral, l’ensemble d’éléments qui contient toutes les lignes de bonne conduite permettant à l’homme d’être en harmonie avec les autres et avec lui-même. Ainsi nous avons :

  • Bôya : liberté, condition d’une personne libre, non esclave, non prisonnière
  • Dâho : politesse, c’est le respect de l’autre
  • Biridjô : courage, c’est la capacité à tenir face aux difficultés
  • Nawlê : sincérité, c’est agir sans se déguiser
  • Blê : honneur, c’est être fidèle à la parole donnée
  • Boblin : modestie, c’est parler de soi sans orgueil
  • Dori : respect, considération que l’on a pour quelqu’un, pour quelque chose.
  • Fô dibra : contrôle de soi, c’est savoir agir lorsque la situation devient incontrôlable
  • Kêchi : amitié, c’est l’amour qu’on éprouve envers l’autre
  • Tanhoun : fidélité, c’est l’attachement envers un idéal
  • Bah : bonté, c’est la qualité qui pousse à faire le bien, à être bon envers toute chose bonne
  • Ecicê : humilité, c’est la qualité de celui qui n’est pas orgueilleux
  • Tikli : droiture, c’est suivre la ligne du devoir et ne jamais s’en écarter
  • Nainou : sagesse, c’est la conduite de l’homme qui allie connaissance et comportement
  • Yuéhidouh : rigueur, c’est la grande exactitude, grande fermeté dans la démarche logique
  •  : endurance, c’est la capacité à résister aux difficultés, aux souffrances
  • Pêhêikouah : persévérance, c’est la constance dans l’effort, dans l’action
  • Kwlitéa : assurance, c’est le comportement confiant et ferme
  • Adawou : responsabilité, c’est être responsable de ses actes
  • Djonwondjéa : discipline, c’est le respect des règles imposées pour assurer le bon fonctionnement d’une organisation